La chasse à courre, une pratique controversée en France, est récemment devenue le théâtre d’événements violents impliquant des militants pour la protection animale. Des incidents tels que ceux survenus en forêt d’Orléans témoignent d’une escalade inquiétante des tensions entre chasseurs et activistes.
Agression de militants lors d’une chasse à courre
Le 11 février, Pierre Rigaux, écologue et fondateur de l’association Nos Viventia, ainsi que deux autres membres, ont été agressés par des veneurs alors qu’ils cherchaient à filmer une chasse à courre. Cette pratique, qui consiste à traquer des animaux à l’aide de chiens et de chevaux, a choqué ces militants, surtout lorsqu’ils ont tenté de documenter l’exécution d’un cerf.
Contexte de l’incident
Lorsque Pierre Rigaux a appris que le Rallye Fontainebleau, un équipage qu’il suit régulièrement, serait en action, il a décidé d’intervenir. L’objectif était de montrer les réalités souvent masquées de la chasse à courre, qui est fréquemment présentée de manière idyllique. À 15h45, un incident tragique s’est produit lorsque le cerf acculé a été mis à mort, provoquant une réaction violente des chasseurs envers les militants.
Détails des agression et des conséquences
Les militants ont été rapidement encerclés par un groupe de chasseurs. Pierre a signalé avoir reçu des coups de la part des veneurs, incluant violences physiques et tentatives d’étranglement. Son témoignage indique clairement une intensité nouvelle dans les actions de intimidation subies. Les militantes Keely et Laure ont également été prises pour cible, subissant violences physiques et vols.
- Fracture du pouce de Pierre, nécessitant une attelle.
- Vol de matériel, avec un préjudice total évalué à 3 400 €.
- Conséquences psychologiques notables pour les victimes.
La sécurité lors des chasses
Au-delà de l’agression, des préoccupations majeures émergent concernant la sécurité pendant ces événements. Selon Pierre, ces chasses rassemblent souvent jusqu’à 80 participants, sans mesures de contrôle adéquates de la part des autorités. Les routes empruntées par les veneurs représentent un danger pour les automobilistes et piétons, étant donné l’absence de signalisation appropriée.
Réactions des parties impliquées
Les réactions à cet incident sont divisées. La Société de Vènerie a qualifié les événements d’« altercation », affirmant que Pierre Rigaux aurait pénétré sans autorisation sur une propriété privée. Rigaux conteste cette affirmation, soulignant l’absence de frontières définies et de panneaux d’avertissement.
Conséquences juridiques
Les trois militants ont déposé plainte auprès de la gendarmerie, espérant que l’enquête permettra d’identifier les agresseurs grâce aux images enregistrées. Le débat sur la chasse à courre prend un nouvel élan, remettant en question non seulement la modalité de cette pratique, mais aussi le traitement des activistes qui se battent pour la protection animale.
| Nom | Rôle | Conséquences de l’agression |
|---|---|---|
| Pierre Rigaux | Fondateur de Nos Viventia | Fracture du pouce, vol de matériel |
| Keely | Militante | Violence physique, vol de téléphone |
| Laure | Militante | Tentative d’étranglement, perte d’un pneu |
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